Les Mariés de Talcy, photographies et peintures

1 août 2020  > 2 novembre 2020 exposition , Famille

Visitez l’exposition familiale et participative « Les Mariés de Talcy » au château de Talcy !

Ils se sont dit « oui » à Talcy

Le château de Talcy, avec ses jardins, est un lieu de vie transmis de famille en famille du Moyen-Âge aux années 1930. Inscrit au cœur du village, le domaine fait partie du quotidien de ses habitants. Depuis plusieurs générations, il est de tradition que les mariés s’y fassent photographier pour immortaliser ce grand jour dans un cadre qui symbolise bonheur et durée.

Les Mariés de Talcy, photographies et peintures

Cette exposition est née de la participation des habitants de la commune et de ses environs qui ont apporté leurs photos de mariage au château. Tout en célébrant le bonheur passé, l’exposition se déploie au présent avec la photographie contemporaine et la peinture, reliant la demeure au jardin avec les bouquets de fleurs d’été.

En confiant leurs souvenirs, les mariés d’hier ont été conviés à une nouvelle séance de portraits réalisés en juin 2020 par la photographe Laure Ledoux qui les a tiré selon le procédé ancien du collodion humide sur plaque. L’exposition propose quarante photographies anciennes et dix-neuf collodions actuels. 

Inspiré par le projet, l’artiste-peintre Jean-Gilles Badaire expose douze nouvelles toiles créées, pour l’évènement, dans son atelier blésois : dix «bouquets de fleurs» ainsi que deux «mariées». 

Les bouquets de fleurs fraîches dressés dans le château puis photographiés par Laure Ledoux, rappellent aussi que le jardin n’est pas loin. 

Informations pratiques

Du 1er août au 4 septembre : 09h30-12h30 et 14h-18h. Fermé le mardi

Du 5 septembre au 2 novembre : 10h-12h30 et 14h-17h. Fermé le mardi

Dernier accès dans le monument 45 mn avant la fermeture. L’accès à l’exposition est inclus dans le droit d’entrée du monument.

Biographies des artistes

Laure Ledoux

Née en 1986, elle vit et travaille à Paris. Sa relation à la photographie est tactile et liée à la matière dans toutes les étapes de construction de l’image. Questionnant les notions d’introspection et de contemplation par des moments de trouble, elle propose de s’affranchir des codes de la représentation. Elle décrit ainsi son travail : « J’ai réalisé les photographies en numérique, mais je les traite en laboratoire grâce à la technique du collodion humide. Certaines sont sur verre, d’autres sur plexiglas. Ce procédé que je détourne date des années 1850 et fait écho à l’histoire du château et plus particulièrement à Albert Stapfer. Il était aussi important pour moi de faire dialoguer des représentations du château et de la vie des habitants d’hier et d’aujourd’hui. Avec ce procédé photographique ancien, j’entretiens un rapport tactile et physique à l’image lors de sa création. Du fait de sa chimie très délicate, ce procédé génère des “accidents”, des aspérités, des irrégularités. L’image créée est alors fragile, unique, irreproductible. ».

Jean-Gilles Badaire

Né en 1951, il vit et travaille dans le Loir-et-Cher. À la fois peintre, dessinateur et écrivain, il s’est imposé comme une figure majeure en France, à la croisée de la poésie et de la peinture. De l’échelle monumentale adaptée aux demeures historiques comme le château de Chambord aux pages d’un livre, tous les formats sont les siens. De la figure humaine à la nature morte, son travail présente une dimension onirique propice aux vagabondages de l’âme.

Le château de Talcy, Albert Stapfer et le daguerréotype

Les portraits des mariés qui sont au cœur de l’exposition sont aussi l’occasion de rappeler que le domaine, propriété de la famille Stapfer à partir de 1828, a abrité la pratique d’un des pionniers de la photographie, Albert Stapfer, membre du premier cercle des daguerréotypistes français. Journaliste au Globe, premier traducteur de Goethe en français, passionné d’architecture, ami de Stendhal, de Mérimée et d'Ampère, il réalise, dès 1840, des daguerréotypes du château, de ses intérieurs, du village de Talcy mais aussi d’autres lieux historiques comme Lavardin ainsi que quelques portraits.  Son œuvre est décrite comme relevant du « réalisme romantique »*. Sa chambre photographique et plusieurs plaques sont conservées dans les collections du château.

*Albert Stapfer, une photographie réaliste romantique, Bulletin de The Daguerrian Society, n°41, 13 octobre 2016, publié par The Daguerrian Society, Cecil, PA 15321-0306, Etats-Unis.

MenuFermer le menu